Depuis cette nouvelle, rien n'est plus pareil dans ma vie, néanmoins je me bats chaque jour et j'ai envie de le faire jusqu'au bout pour me prouver à moi même que la vie ne s'arrête pas là même si elle ne sera plus jamais comme avant. On se sent souvent vulnérable de tout, pourtant, il faut se méfier de notre demain car nous ne sommes jamais sur de ce qu'il arrivera. Et une fois qu'on est dans cette horreur, tout s'écroule parce que jamais on aura cru cela à un tel âge. Toutefois, nous sommes dans la réalité et il faut faire face. Une fois dans ce tourment, toutes nos activités n'ont plus la même signification qu'auparavant. Une simple sortie à Namur reste un souvenir gravé, reste un souvenir qui fait mal et peur. Peur de ne plus le faire le lendemain. Peur de ne plus jamais le reproduire. On vit différemment, on vit au jour le jour. Les projets n'existent plus, seul l'espoir et l'amour de nos proches nous font continuer sur cette Terre parce que trouver d'autres merveilles dans une telle situation, c'est perdu. La vie est faite de joies mais aussi de malheurs qui sont les ébahissements de la vie. Mais il faut se battre, il faut être plus fort que tout pour pouvoir réaliser les rêves que nous avions et qui se sont envolés en une journée. Il faut se battre pour prouver aux autres: "j'y suis arrivée". Mais le plus important reste le chemin de la vie et non celui de la mort. Parce que mourir à 18 ans, n'est pas dans la logiques des étapes de l'existence. Et c'est pour cela qu'il faut être fort, fort pour survivre et fort devant les gens. Chaque jour n'est plus aussi sourire parce que nous avons beau nous montrer bien, souriant... une fois que nous nous retrouvons avec nous même, les pleurs, l'angoisse refont surface. C'est une vie qui part en l'air, une vie que personne ne voudrait mais dont beaucoup de personnes sont atteints. Et ça fait mal et peur à l'entourage. Peur de voir leur enfant partir avant eux. Mais l'amour, l'amitié sont très importants dans une telle circonstance. Les sourires, les joies, c'est seul avec eux que vous les faites. Et c'est à ce moment-là que vous vous dites, je ne peux pas mourrir. Je ne le veux pas.